Mis à jour le 28/10/2026
Une première greffe rénale par don croisé à l’hôpital universitaire Henri-Mondor !
Les 29 et 30 septembre 2026, les équipes de l’hôpital Henri-Mondor ont franchi une nouvelle étape dans leur activité de transplantation rénale en participant, pour la première fois, à une procédure de don croisé de reins, organisée avec les CHU de Montpellier et de Rennes.
Le principe ? Permettre à des patients de bénéficier d’une transplantation grâce à la solidarité entre plusieurs couples donneur-receveur.
Lorsqu’un donneur vivant souhaite donner un rein à un proche mais qu’ils ne sont pas compatibles, le don croisé peut être une solution. Grâce à une coordination entre l’Agence de la biomédecine et les établissements de santé, d’autres couples confrontés à la même situation peuvent être identifiés à travers la France, rendant ainsi possibles des transplantations qui n’auraient pas pu être réalisées directement.
Ce dispositif repose sur un principe de solidarité : chaque donneur accepte que son rein bénéficie à un autre patient que son proche, permettant ainsi à ce dernier de recevoir, à son tour, un greffon provenant d’un autre donneur compatible.
Une organisation collective particulièrement exigeante.
Dans cette opération, trois donneurs et trois receveurs, répartis entre Montpellier, Rennes et Créteil, ont été mobilisés. Les reins prélevés dans un établissement étaient destinés à être transplantés dans un autre, impliquant une coordination précise entre les différents CHU.
Au-delà des interventions chirurgicales, cette procédure nécessite une synchronisation étroite des équipes médicales, chirurgicales, soignantes et de coordination, ainsi qu'une organisation rigoureuse des différentes étapes, du prélèvement des greffons à leur transplantation.
Si le don de rein du vivant est une pratique désormais établie à Henri-Mondor, ce premier don croisé marque une nouvelle étape pour les équipes, tant sur le plan médical qu'organisationnel. Il témoigne également de l'importance de la coopération entre les établissements pour élargir les possibilités de transplantation.
À l’occasion de la Journée mondiale du don d’organes et de la greffe, le 17 octobre, cette première illustre les nouvelles possibilités offertes par le don du vivant pour les patients en attente d’une transplantation.
Un immense bravo et merci à l’ensemble des professionnels mobilisés pour la réussite de cette procédure ! Néphrologues, chirurgiens urologues, anesthésistes, coordinatrices de transplantation et de prélèvements, équipes de bloc opératoire, de néphrologie et d’urologie et tous les autres professionnels impliqués : cette première est avant tout le fruit d’un formidable travail collectif, qui a nécessité une préparation minutieuse et une mobilisation coordonnée des équipes de plusieurs établissements.